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Activité : Colloque
Titre : 407 - Une société en transition : l’émergence des recherches et militances trans* et intersexes dans les espaces francophones contemporains
Responsable(s) : Mickael Chacha Enriquez et Clark C. Pignedoli
Résumé : Au cours des dernières années, les voix des personnes trans* et intersexes s’affirment de plus en plus au sein des sociétés francophones sous plusieurs formes et dans différents espaces de production des connaissances. Sur le plan de la militance, de nombreux groupes se mobilisent pour combattre les injustices vécues par les personnes trans* et intersexes. Par exemple, en 2014, la marche Existrans a connu sa 18ème édition en France, alors qu’au Québec 400 manifestant-es se sont rassemblés lors de la Marche pour les droits des personnes trans. Sur le plan de la recherche, les champs d’études trans* et intersexes sont actuellement en train d’émerger dans le contexte francophone plus de 10 ans après le contexte anglophone, grâce notamment à l’Observatoire des transidentités en France et à la Chaire de recherche sur l’homophobie au Québec. À l’instar des luttes féministes, les luttes trans* et intersexes combattent les oppressions et les normes de genre et de sexe (Baril, 2011 ; Butler, 2005). Les revendications portées remettent en cause le régime de genre binaire et fixe, en réclamant notamment la liberté d’expression de genre et la libre-disposition de son corps (Bastien-Charlebois, 2014 ; Thomas, 2013 ; Kraus et al., 2008). À travers une approche transdisciplinaire, ce colloque a pour objectif d’analyser les transformations sociales induites par les recherches et militances trans* et intersexes, au Québec et en France. Un espace de co-construction des connaissances entre militant-es, étudiant-es et chercheur-es sera créé, lors des six séances, autour de trois axes : les militances et les pratiques de résistance ; l’émergence de savoirs situés ; la disciplinarisation genrée des corps et des normes de santé.

Séance : Une société en transition : l’émergence des recherches et militances trans* et intersexes dans les espaces francophones contemporains - Séance 1 - Réflexions sur les militances trans* et intersexes
Animatrice :  
Auteure : Aimé Cloutier (Université du Québec à Montréal)
1 - Réflexivité, altérité et constitution d'un sujet de connaissance trans dans le champ de la sociologie
Longtemps maintenues dans une position d’objets de connaissance, les personnes trans se constituent désormais en sujets de connaissance dans diverses disciplines, notamment en sociologie. Ce passage ne s’opère cependant pas sans difficultés et la pleine reconnaissance des réflexivités trans demeure à acquérir. Estimant qu’elle s’annonce porteuse de riches ouvertures pour la suite de nos efforts collectifs, nous entendons explorer la question suivante : « Quels sont les obstacles et les leviers de la constitution et de la reconnaissance des réflexivités trans dans la production de savoirs sociologiques ? » Notre travail prend ses ancrages épistémologiques et théoriques dans une révision trans (Bouchard, 2014) de la théorie féministe des savoirs situés (Harding, dir., 2004) et dans les théories critiques (Young, 1990 ; Fricker, 2007). Nous le nourrissons également du travail de chercheur-e-s queer, trans et intersexes contestant les courants dominants dans la production de savoirs dits scientifiques. Nous avancerons que les conceptualisations actuelles de la réflexivité en sociologie font obstacle à la pleine reconnaissance de réflexivités opprimées, réflexivités trans incluses, et que nous devons apprendre à organiser la production même de savoirs sociologiques en termes de justice herméneutique (Fricker, 2007) et de justice sociale (Young, 1990). Nous procéderons en problématisant deux conceptualisations de la réflexivité en sociologie : celles de Archer (2007) et de Bourdieu (2001 ; Elder-Vass, 2007 ; Gabriel, 2014). Nous argumenterons ensuite en faveur d’un projet sociologique engagé et des termes de cet engagement.
Auteure : Janik Bastien Charlebois (UQAM)
2 - Contraintes et possibilités institutionnelles des luttes intersexes
Les personnes intersexuées sont depuis longtemps l’objet de production de savoirs et soumis à des dispositifs de «correction». L’ascendance de la médecine comme appareil régissant le sain et le malsain et détenant une ascendance sur la gestion des naissances a engendré une institution quasi-totale façonnant et enchâssant l’expérience intersexe. Non seulement l’existence des corps intersexués n’a-t-elle pas échappé à l’enceinte médicale en raison de son effacement, mais la politique du secret et les cadres pathologisants ont sévèrement limité l’accès des personnes intersexuées elles-mêmes à des ressources permettant de faire sens de leur expérience. Qui plus est, les traumas dérivant de ces traitements non-consensuels ont fragilisé les trajectoires de vie, réduisant les capacités psychiques, physiques et matérielles de celles-ci (Hester, 2006). L’activisme intersexe s’est néanmoins constitué, s’appuyant sur les appareils d’investigation des sciences sociales et l’héritage des savoirs critiques féministes et LGBTQ, sur les réseaux numériques, et sur des actions collectives privilégiant la visibilité et suscitant l’attention médiatique. Cependant, la résistance des médecins à la suspension des «corrections», leur refus de la dépathologisation, de même que les vastes ressources dont ils disposent dans l’économie de la crédibilité, ont forcé des calculs stratégiques entre le compromis et la poursuite d’une approche radicale. Or, les chercheurs ouvertement intersexes affirment que l’adoption de l’approche du compromis s’est soldée par une poursuite, sinon un renforcement du contrôle médical (e.g. Davis, 2011; Holmes, 2011; Morland, 2009). Le pouvoir médical est-il total, ou peut-il être régulé par d’autres appareils réceptifs à une approche radicale affirmant les droits humains des personnes intersex(ué)es?
Séance : Une société en transition : l’émergence des recherches et militances trans* et intersexes dans les espaces francophones contemporains - Séance 2 - Des communautés en marche: Le mouvement trans* au Québec
Animatrice :  
Auteure : Mickael Chacha Enriquez (UQAM)
1 - Le mouvement trans au QC : analyse de la structure d’action collective
La militance trans est en plein essor au Québec depuis ces vingt dernières années. Cela se voit par la création ou l’essor d’associations trans, de projets trans au sein d’organismes de santé ou au sein d’organismes LGBTQ (lesbiens, gais, bis, trans, queers). Ces militants et militantes combattent le cissexisme, c’est-à-dire l’oppression réprimant les individus qui franchissent la frontière du genre et ainsi pousse la plupart des personnes à s’accommoder du genre assigné à leur naissance. Douze entrevues semi-structurées ont été réalisées en 2010 avec des militants et militantes trans québécois appartenant à trois générations. Trois axes d’analyse ont été privilégiés : 1. Les dynamiques de la militance trans; 2. Les sens que les militants et militantes donnent à leurs actions; 3. Les liens entre cette militance et d'autres militances. En utilisant la sociologie des mouvements sociaux, l’objectif de cette présentation sera double. Il s’agira d’abord de décomposer les différentes pratiques militantes présentes au sein du mouvement trans, et ensuite, d’analyser la structure d’action collective à la lumière des enjeux de la lutte contre le cissexisme.
Auteure : Mathieu-Joel Gervais (Université du Québec à Montréal)
2 - Le milieu communautaire comme espace d'empowerment des personnes trans
Malgré tout le chemin parcouru depuis une dizaine d’années, il existe encore beaucoup de préjugés envers les personnes trans. La transphobie peut se définir de façon analogue à l’homophobie, comme toutes manifestations d’hostilité envers les personnes trans et envers tous ceux qui, par leurs questionnements ou leurs comportements, sont soupçonnés de s’éloigner des attentes définies par la société quant à leur identité de genre (Chamberland et al. 2011). Cette présentation discute de l’importance du milieu communautaire comme espace favorisant la prise de pouvoir (empowerment) des personnes trans. L’implication communautaire permet aux personnes trans de s’identifier à une communauté qui les représente tout en leur offrant des moyens pour prendre leur place. L’implication communautaire, en plus de permettre aux personnes trans d’exercer divers rôles de leaders au sein de leur communauté, leur donne les outils d’être des acteurs du changement social. L’appui aux organismes communautaires repose donc sur une valeur fondamentale, soit à augmenter le sentiment d’appartenance à la communauté.
Auteure : Maxime Faddoul (UQAM)
3 - Marche pour les droits des personnes trans : Enjeux et défis
Cette communication aura pour but de présenter un zine sur les enjeux et défis reliés à la militance et l’organisation des deux marches pour les droits des personnes trans qui ont eu lieu à Montréal en août 2014 et 2015. L’enjeu principal de la première trans march était en lien avec le projet de loi 35. Le 6 décembre 2013 marqua l’adoption du projet de loi 35 à l’Assemblée nationale du Québec, visant notamment les retraits des prérequis chirurgicaux à l’obtention d’un changement de mention de sexe pour les personnes trans. Bien que cette décision n’incluait pas les jeunes mineur.e.s trans et les personnes trans n’ayant pas la citoyenneté canadienne, cela représentait une avancée pour nos communautés. Cette réjouissance au sein des communautés trans n’a pas duré puisque la règlementation tardait à arriver. Plusieurs mobilisations ont été organisées pour que cette règlementation paraisse enfin. Ces mobilisations incluaient notamment l’organisation de la première marche pour les droits des personnes trans, le 9 août 2014. Bien que cette mobilisation rassembla plusieurs centaines de personnes trans et nos allié.e.s, ce n’est qu’un peu plus d’un an après l’adoption du projet de loi 35, soit le 17 décembre 2014, que cette règlementation tant attendue par les communautés trans est sortie. Cette législation a été critiquée par plusieurs militant.e.s trans et nos allié.e.s. En m’appuyant sur un zine autoproduit, j’expliquerai tout d’abord mes motivations quant à ce choix de production de savoirs puis je présenterai ce zine ainsi que quelques visuels des marches.
Séance : Une société en transition : l’émergence des recherches et militances trans* et intersexes dans les espaces francophones contemporains - Séance 3 - Transphobies et pratiques de résistance
Animatrice :  
Auteure : Clark Pignedoli (Université du Québec à Montréal)
1 - Pratiques Drag King et narrations trans*
Notre présentation souhaite aborder les ateliers Drag King en tant qu’espaces d’expérimentation collective autours du corps, des genres et des sexualités dans lesquels les personnes s’auto-identifiant comme trans* peuvent déconstruire les masculinités sociales dominantes et explorer leurs propres masculinités de manière sécuritaire. Les pratiques Drag King sont apparues dans les années 1980 et 1990 au croisement de différentes expériences et discours émergents dont font partie l’affirmation des mouvements queer, trans*, intersexes et des féminismes post-identitaires ainsi que leur utilisation maximale des ressources politiques de la production performative. En ces termes, Paul B. Preciado parle du Drag King comme une des « pratiques camp » destinée à « créer une espace de visibilité propre à la culture pédé, gouine et trans* » à travers le recyclage et, parfois, la déclinaison parodique des modèles des masculinités pop dominantes (Preciado, 2003). En nous appuyant sur des archives francophones composées à la fois par des autoproductions militantes (zines, blog, capsules vidéo) et des recherches universitaires engagées (Preciado, 2008 ; Bourcier, 2011 ; Greco, 2014), nous ancrerons l’émergence de cette pratique performative en tant que prolifération des micropolitiques sexuelles et des savoirs trans* et queer et que prise de parole de ces communautés.
Auteure : William Hébert (Université de Toronto)
2 - La place des détenu.e.s trans* dans l’élaboration de projets de changement social: Discours, revendications et initiatives
Dans divers contextes nationaux, les personnes trans* sont à risque de faire l’expérience de multiples formes de discrimination et de violence. Elles sont aussi surreprésentées dans les taux d’arrestation, de judiciarisation et d’incarcération. Lorsqu’elles se retrouvent en détention, les personnes trans* sont de plus vulnérables à la victimisation et à la négligence. De ce fait, les personnes trans*, et en particulier les détenu.e.s trans*, sont de plus en plus reconnu.e.s par l’État comme une population nécessitant des protections spécifiques et des soins et services particuliers. Ces personnes sont par contre aussi invoquées et incluses dans des mouvements sociaux qui ont pour but de réformer, voire même d’abolir les institutions étatiques comme les prisons. Les détenu.e.s trans* deviennent donc un groupe pouvant figurer au premier plan, ou au contraire contester, les stratégies « homonationalistes » visant la reconnaissance de l’État et leur inclusion au sein d’institutions. Basée sur de la recherche de terrain préliminaire au Canada ainsi que sur des données comparatives dans d’autres contextes nationaux, cette présentation se centre sur le/la détenu.e. trans* en tant que sujet faisant l’expérience de la violence relative à la détention, mais qui devient aussi une idéalisation inspirant l’élaboration de politiques et de projets de changement social. Elle vise à identifier les valeurs qui émergent des discours formulés et des tactiques déployées par l’État ainsi que par divers acteurs qui veulent s’établir en tant qu’autorité sur les besoins et expériences des personnes trans* vivant dans la précarité.
Auteure : Elizabeth Parenteau (UQAM)
3 - Les interactions sociales des personnes trans avec la direction dans leur milieu de travail
La présente étude explore les expériences des personnes trans (transsexuelles, transgenres) qui poursuivent un processus de transition de genre tout en demeurant dans le même environnement professionnel. Plus précisément, elle s’intéresse aux interactions sociales des personnes trans avec leur entourage de travail suite à cette transition. Afin de documenter ces éléments, des entrevues semi-dirigées ont été menées auprès de 12 personnes trans, de 27 à 61 ans, ayant effectué une transition dans leur milieu de travail au cours des cinq dernières années. Les propos recueillis ont été codés à l’aide du logiciel d’analyse qualitative NVivo. Lors de cette étude, tous les participants occupaient des emplois où ils étaient en interaction avec un ou plusieurs collègues. L ’analyse démontre que les 12 participants ont affirmé avoir eu au moins une interaction positive avec l’un de leurs collègues. Dans l’ensemble, ces interactions étaient multiples et variées, incluant des paroles ou des gestes significatifs, de nouvelles amitiés. Toutefois, 11 interviewés rapportent aussi des interactions négatives avec certains de leurs collègues, principalement sous forme de discrimination directe et indirecte. Une majorité (7) ont pris conscience du commérage les concernant. Cette étude peut contribuer à mieux informer les milieux de travail et les instances gouvernementales sur les enjeux liés à la transition et les façons de mieux soutenir les personnes trans dans leur milieu de travail.
Séance : Une société en transition : l’émergence des recherches et militances trans* et intersexes dans les espaces francophones contemporains - Séance 4 - Trans* et normes de santé: intersections et entrecroisements
Animatrice :  
Auteure : Alexandre Baril (Université d'Ottawa)
1 - La transitude comme handicap : théoriser les intersections entre les identités trans et handicapées
Certain-es auteur-es en études sur le handicap ont critiqué les limites du modèle médical (individualiste) et social (structurel) du handicap et ont développé un modèle alternatif pour théoriser simultanément les normes et structures capacitistes de nos sociétés et les expériences subjectives des personnes handicapées (Crow 1996; Wendell 1996, 2001; Mollow 2006). Ces auteur-es soutiennent que l’oppression capacitiste n’est pas la source unique de souffrance pour les personnes handicapées, mais que le handicap peut aussi en être la source. À partir d’une perspective féministe, queer, transactiviste et anticapacitiste et d’une méthodologie auto-ethnographique fondée sur mes expériences en tant qu’homme transsexuel et handicapé, je propose d’appliquer ce modèle alternatif du handicap, que je nomme le modèle composite du handicap, aux transidentités, afin de réfléchir aux possibles effets handicapants d’être trans (transness/transitude). Je soutiens que la transitude, comme le handicap, a trop souvent été conceptualisée à partir de deux modèles, médical ou social, sans considérer les apports heuristiques d’un modèle composite. Cette présentation explore les possibilités offertes par l’application d’un modèle composite du handicap aux études trans, qui permettrait de reconnaître les possibles dimensions handicapantes de la transitude au plan physiologique, psychologique, émotionnel et social. Cet espace de réflexions est capital pour considérer les multiples voix trans, y compris celles marginalisées par la prédominance du modèle social des transidentités. Cela permet aussi de dénoncer la cisnormativité en études sur le handicap et le capacitisme en études trans, encourageant ainsi les alliances entre ces champs et mouvements.
Auteure : Caroline Trottier-Gascon (Université de Montraél)
2 - Être trans sur le spectre de l’autisme : Identités incompatibles?
Cette communication s'intéressera à l'autisme dans une perspective trans intersectionnelle. En effet, le genre influence fortement la conception populaire et médicale de l'autisme, qui est caractérisé comme une condition masculine ou masculinisante. Plusieurs études montrent que ce genrage de l'autisme a des conséquences sur la reconnaissance des femmes et des filles autistes, mais cette tendance n'a pas été soumise à un regard trans critique. Nous aborderons cette intersection dans deux types de discours médicaux. D'abord, à partir d'études étiologiques, nous verrons les contradictions qu'impliquent les étiologies fondées sur les variations hormonales in utero. En effet, une même cause, des variations dans le niveau de testostérone pendant la gestation, est utilisée pour expliquer tant les différences neurologiques de l'autisme (d'après la théorie du cerveau masculin extrême de Simon Baron-Cohen) et le développement des identités trans, ce qui ne permet pas d'expliquer le nombre disproportionné de femmes trans sur le spectre de l'autisme. Ensuite, nous analyserons les discours présents dans les études médicales sur les personnes trans autistes pour voir comment ces expériences sont comprises comme incompatibles en fonction de la caractérisation masculine de l'autisme. En effet, dans ces études, l'expérience de genre des personnes trans autistes est effacée et invalidée comme étant la conséquence directe de l'autisme, ce qui cause une violence épistémique qui rend inaccessible l'expérience effective des personnes trans autiste à travers le regard médical.
Auteure : olivia kamgain (Ecole nationale d'administration publique)
3 - Accessibilité aux services de santé pour les personnes trans* au Québec
Il est bien établi dans la littérature que les personnes trans* rencontrent des barrières à l’accès aux services de santé. Cependant, peu de recherches scientifiques se sont intéressées aux facteurs explicatifs de ces barrières. Cette recherche se propose d’identifier et de comprendre les facteurs liés à la dimension organisationnelle qui influencent l’accès aux services de santé pour les personnes trans*. La recherche de type exploratoire se concentre sur le territoire du Centre de santé et services sociaux (CSSS) de la Vieille-Capitale, le plus important réseau local de services au Québec, pour comprendre les dynamiques organisationnelles en jeu. Des entrevues semi-dirigées ont été réalisées auprès de personnes s’identifiant comme trans* qui utilisent ou sont susceptibles d’utiliser les services de santé de la région de Québec ainsi qu’auprès du personnel et d’informateurs-clés au sein du réseau de la santé du territoire. Les données provenant de sources documentaires ont également été incluses afin de faire une triangulation des données et cerner la mise en œuvre du concept d’effacement (Namaste, 2000; Baeur, 2012). Dans le cadre de cette communication, nous présenterons les résultats de cette recherche. Les résultats de cette recherche pourraient contribuer par ailleurs à fournir des pistes d’action pour rendre les services publics plus inclusifs (trans-friendly).