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Activité : Atelier
Titre : 143 - Les études féministes/ sur les femmes/ de genre : des études comme les autres?
Responsable(s) : Diane Lamoureux
Résumé : Dans un cadre différent de ce qui a prévalu dans les pays anglo-saxons, plusieurs universités francophones à travers le monde offrent actuellement des programmes d’études féministes / sur les femmes / de genre. Pour celles qui sont engagées dans ces programmes, des enjeux épistémologiques, pédagogiques et méthodologiques se posent. Parmi les questions qui nous semblent devoir être débattues au regard de nos propres pratiques, en voici quelques-unes. Les appellations de ces programmes sont-elles équivalentes ? À qui s’adressent ces programmes ? Comment composer avec la mixité sexuée de l’institution universitaire ? Ces programmes doivent-ils choisir entre une orientation professionnelle, politique ou culturelle ? Quels rapports de tels programmes entretiennent-ils avec les mouvements sociaux ? Si ces programmes ont été mis en place par des militantes et souvent de façon militante (cours et séminaires pas toujours reconnus par l’institution), est-ce encore le cas aujourd’hui ? Quelles transformations cette institutionnalisation au moins partielle induit-elle quant aux rapports entre théorie et pratique ? Quel est le lien entre l’intervention militante et les programmes universitaires ? Y a-t-il d’autres lieux possibles/souhaitables pour les études féministes que l’institution universitaire ? Que peut-on enseigner dans ces programmes ? Qu’est-ce qui peut se transmettre dans le cadre institutionnel de l’université ? Qu’est-ce qui en est exclu ? Comment faire place à la diversité des points de vue féministes ? Comment éviter de contribuer à rendre invisible ou à réduire au silence des enjeux et des perspectives des membres des groupes minorisés ? Quels rapports pédagogiques privilégier ? L’institution universitaire entretient certains clivages qui peuvent être source de domination, d’oppression ou d’exploitation : enseignantes / étudiantes; responsables de recherche / assistantes; personnel régulier / personnel précaire, pour n’en nommer que quelques-uns. Comment composer avec ces clivages ? La transmission doit-elle s’envisager à sens unique (des enseignantes vers les étudiantes) ou d’autres avenues sont-elles possibles ? Les études féministes / sur les femmes / de genre : des études comme les autres ?

Séance : Table-ronde : Les études féministes/ sur les femmes/ de genre : des études comme les autres?
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