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Activité : Colloque
Titre : 159 - Identités visuelles normatives prises au jeu des dispositifs
Responsable(s) : Liza Petiteau et Rania Aoun
Résumé : La première séance sera précédée par une conférence d’ouverture avec Liza Petiteau et Rania Aoun. De plus, un Cocktail clôtura la journée de colloque.

Séance : Identités visuelles normatives prises au jeu des dispositifs - Séance 1
Animatrice : Liza Petiteau 
Auteure : samira ihajjiten (Université Mohammed V - Agdal, Université Hassan II - Mohammedia / Casablanca.)
1 - La femme dans la publicité humoristique au Maroc
De nos jours, la société marocaine est dominée par la force médiatique, assujettie aux enjeux des entreprises, des lobbies et à un marketing visant des consommateurs, non avertis parfois. Comme dans beaucoup de pays arabes, les contenus de certains spots publicitaires sont construits autour d'un marketing idéologique où le culte des apparences prône en maitre. En effet, dans les chaines marocaines nous sommes frappés par l’omniprésence des stéréotypes publicitaires, à visée cynique, sur les femmes. On constate que, même les plus anciens persistent toujours et sont restés les mêmes malgré l’évolution et le changement que connait la société. Les stéréotypes sur la gente féminine n’ont pas changé depuis la nuit des temps, c’est toujours la femme au foyer, la ménagère qui s’occupe de son foyer et de ses enfants, des rôles et des positions subalternes et infantiles qu’on lui a attribués malgré elle. En s’appuyant sur la stratégie de l’humour, certains spots tendent à ironiser implicitement la femme en l’utilisant comme objet de distraction pour faire rire, et à véhiculer des énoncés cyniques par rapport à certaines valeurs sociétales. Au Maroc, la publicité télévisée humoristique tend à faire éterniser l’esprit ‘’maison’’ présent dans l’imaginaire culturel du Marocain afin de minimiser le rôle de la femme dans la société ; la publicité devient une fabrique des identités qui restent loin de la réalité sociale, ce qui participe à la dégradation de l’image de la femme et de son statut social. Notre contribution permet de démontrer les mécanismes en usage par le discours publicitaire pour faire naitre de nouveaux stéréotypes négatifs et d’examiner leur impact sur l’imaginaire social.
Auteure : abir marsit (univ poitiers)
2 - La femme arabe comme artiste dans les photographies de Laila Essaydi, Shirin Neshat et Faouzia Hilmy
Dans les œuvres des artistes utilisant les nouvelles technologies se posent très fortement les questions d’identité : identité du corps, identité de l’image. Les rapports qui lient l’image, l’objet représenté, le sujet se transforment car l’image devient un langage spécifique, le langage des programmes informatiques. La capacité de mise en mémoire, les possibilités de simulation, d’hybridation avec le réel, de fusion des registres d’images, l’interaction à distance donnent à l’image une présence différente dans notre vie. On peut donc dire que L’image peut simuler le réel mais ne nous donne pas davantage confiance en son existence, elle est une matrice ouverte à toutes les possibilités d’interactions et de transformations. Elle n’est plus le lieu où se construit la représentation du corps de l’homme, mais elle interroge le couplage du corps et de la machine dans lequel le corps est démultiplié et perd son unité. Les artistes traduisent fascination et inquiétude pour l’ordinateur, cette ruche où s’échangent les données du réel et de l’imaginaire, où le jeu des éventualités se met en mémoire comme une somme d’informations. Dans les démarches artistiques contemporaines le corps, l’écran interrogent à travers l’image leurs points de contact. L’image fonctionne comme un réceptacle des données du réel et de l’imaginaire, sa surface devient malléable comme une peau tandis que le corps se perd dans les interfaces de la machine. Je me propose donc de donner un aperçu de ce qui s’est passé dans le monde arabe dès les années 90 au sujet des femmes, des féminismes et de l’art et surtout dans la calligraphie contemporaine. Cette présentation tend à vous montrer un choix d’œuvres réalisées qui contiennent une implication féministe. Je vais commencer par un aperçu de situation socio-historique en résumant les principaux points liés au féminisme ; puis j’analyserai les œuvres de trois artistes l’iranienne Shirine Nashat et les marocaines Lalla essaydi et Faouzia Hilmy en fonction de thématiques importantes pour ce sujet. En répondant sur ces questions : Comment se défaire de sa propre personne pour être un autre ? Dans quelle mesure l’identité est-elle le prolongement du corps ? L’extériorisation de ce qui connote la singularité ne travestit-elle pas l’artiste dans une accessoirisation de lui-même ? L’identité spécifique de l’artiste/calligraphe aujourd’hui se construit dans sa manière d’aborder le monde. Comment est-il devenu un acteur multicompétent –un spécialiste de la transversalité– qui se nourrit de son observation du monde et qui pioche dans toutes les connaissances, dans toutes les techniques à sa disposition ? Comment ces observations/ appropriations sont ensuite restituées dans des œuvres qui constituent et développent un langage spécifique ?
Auteure : Lila Roussel (Université du Québec à Montréal (UQÀM))
3 - Subversion féminine pornographique dans la fanosphère geek/otaku
Les stéréotypes sexuels, en tant que phénomènes sociaux conditionnant les rapports intergroupes ainsi que les rapports interindividuels en vertu des attributions d’appartenance des individus à un groupe, se trouvent non seulement signifiés dans les productions culturelles, mais s’y trouvent par ailleurs érigés, reproduits, réitérés, et potentiellement renforcés, déconstruits ou subvertis. L’étude du phénomène de la manifestation, de la circulation et de la reproduction sociale des stéréotypes sexuels par le véhicule de l’œuvre tant dans sa mise en forme, dans sa diffusion et dans sa réception revêt donc une importance non seulement sociale mais également politique. Une telle étude exige de parvenir à une compréhension des mécanismes en cause dans la circulation sociale des significations, mais aussi à une compréhension des processus par lesquels ces contenus trouvent prégnance. La communication proposée visera à examiner la manière dont les plateformes de subversion culturelle que constituent les espaces de production, d’échange et de circulation des fanarts/fanfics pornographiques féminins, bien que motivés généralement par des visées hédonistes plutôt que militantes, offrent néanmoins un important terrain d’expression de l’agentivité sexuelle féminine tout en fournissant un vecteur susceptible d’ébrécher l’hégémonie masculine sur le dispositif pornographique, de sorte à gruger et contribuer à éventuellement bouleverser par effet de ruissellement l’ubiquité de la perspective du « regard masculin » (male gaze) dans les représentations culturelles. Nous nous pencherons en particulier sur les phénomènes transculturels que sont les dôjinshis, fanfics, fanarts et cosplays yaoi et slash, dans leurs qualités en tant que pratiques subversives à prédominance féminine et/ou queer.
Auteure : Louise Caroline Bergeron (UQÀM)
4 - Les allées du sexe
Pour faire sens du monde, les humains le découpent et le représentent en formant ce qu’on peut imaginer comme des enclos sémantiques dans la sémiosphère : Les catégories. Un bref survol des propriétés formelles des catégories et une analyse sémiotique classique de leurs aspects (selon les axes syntagmatique / paradigmatique, synchronique / diachronique, texte / contexte, etc.) permet de constater qu’une ou la catégorie est un objet sémiotique indissociable de son processus, du procès dont elle est objet émergeant : la catégorisation. Je vais présenter en partie mon étude sociosémiotique d’un type particulièrement robuste de représentations sociales catégoriques : les stéréotypes de sexe/genre. Leur intérêt se situe dans le couplage que cette catégorie(sation) effectue entre une réalité physiologique et sa représentation culturelle. J’analyse un aspect en apparence simple de sa matérialité : la disposition des allées de jouets dans un magasin grande surface. Les allées des magasins ont un effet concret sur notre occupation de l’espace : elles orientent nos mouvements, canalisent nos déplacements. Pour la personne déambulant dans ces allées, la catégorisation est multimodale : on se déplace, elle prend forme manifeste, c’est comme si on entrait dans la boite, parmi les boites : Fille, Garçon. Je vais présenter comment est ainsi reconduite ce que Monique Haicault appelle la « doxa de sexe », soit comment la catégorisation de sexe/genre est reportée, relancée, resignifiée dans un tel espace commercial qui paraît banal mais qui est, on le verra, lourd de sens.
Séance : Identités visuelles normatives prises au jeu des dispositifs - Séance 2
Animatrice : Julie Silveira 
Auteure : Verushka Lieutenant-Duval (Université Concordia)
1 - Étude de la littérature occidentale sur l’« art érotique » publiée au cours des années 1960 et 1970 en tant que dispositif construisant la mise en image des pratiques sexuelles.
Dans son article « Rhétorique du corps : L’érotisme de l’image » (1984), l’historien de l’art René Payant perçoit la représentation de la sexualité en images comme un système de signes, où, à l’instar du mot et de la parole dans le langage, la figuration du coït s’apparente au signe linguistique et l’effet de l’image sur les spectateurs et les spectatrices est la dimension pragmatique par laquelle la sexualité illustrée devient un dispositif où ceux et celles qui regardent et l’image observée entrent dans certaines modalités de regard. Les signes de ce dispositif font pour leurs parts écho à des gestes « […] connus, déjà vus, lus, appris et repris avec soin […] » (p. 101), tels un alphabet et une grammaire sexuels. En tenant compte des enseignements de Payant et par conséquent en considérant la représentation de la sexualité en images comme un dispositif, il convient d’interroger, comme le font depuis les années 1980 de nombreuses féministes qui critiquent la marginalisation des femmes par les règles sexistes régissant la grammaire française, le dispositif de la sexualité illustrée et de vérifier s’il contient et retransmet comme le langage des inégalités et des injustices à travers une vision masculine par défaut. Les recherches menées dans le cadre de notre doctorat démontrent que l’accessibilité par tout adulte majeur aux images montrant explicitement la sexualité est relativement récente. Ce n’est en effet que depuis la seconde moitié du 20e siècle et plus précisément la période de la prétendue « Révolution sexuelle » qu’une littérature sur le thème envahit la sphère publique, grâce à l’assouplissement de la censure. Les deux décennies des années 1960 et 1970 semblent donc concorder avec un moment laxiste en Occident en ce qui a trait à la circulation des documents sexuellement explicites dans la sphère publique, lequel sera bientôt ralenti entre autres par le retour d’un climat politique conservateur et des Culture Wars aux États-Unis au cours des années 1980. Dans cette communication, nous souhaitons nous pencher sur la représentation des pratiques sexuelles telle que véhiculée par la littérature sur l’art érotique publiée en Occident au cours de cette période laxiste afin de mettre en lumière le discours retransmit par le dispositif qu’est la sexualité illustrée à l’aide de ses signes.
Auteure : Laurence Joselin (INS HEA)
2 - Images et rôles des personnages féminins en situation de handicap dans les albums de jeunesse
Partant de l’idée que la littérature de jeunesse contribue à forger les représentations sociales des enfants, cette communication interroge les images et les rôles des personnages féminins lorsque la situation de handicap bouscule les normes classiques de « féminité ». La communication s’appuie sur un corpus d’une trentaine d’albums et de courts romans illustrés francophones (et disponibles en France), pour les enfants de 2 à 10 ans, publiés de 1995 à nos jours, dans lesquels l’héroïne est porteuse d’un trouble moteur, auditif, visuel ou cognitif. A partir d’exemples, une première partie abordera la question de la visibilité/invisibilité du trouble à partir des images des albums, et s’attardera sur la spécificité de la fille porteuse de trisomie 21, qui apparaît avec des caractéristiques sexuées plus « ambigües » que les filles porteuses d’autres types de troubles. Une seconde partie abordera les rôles de ces personnages : la condition d’écolière pour certaines filles ; et pour les rares femmes en situation de handicap dans le corpus, une quasi absence de rôles de mère ou d’épouse, rôles traditionnellement dévolus aux femmes dans la littérature de jeunesse (Defrance, 2010), et une absence de rôle social ou professionnel. Ainsi, il est possible de s’interroger sur la situation liminale (Murphy, 1989) de ces femmes, ni dans la sphère privée, ni dans la sphère publique, « sur le seuil ». La discussion portera sur deux points principaux : Si l’on peut poser l’hypothèse que dans les livres diffusés en France depuis une vingtaine d’années, les représentations sociales du « handicap » se transforment, qu’en est-il d’une évolution des représentations des héroïnes dans ces mêmes livres ? Enfin, dans la continuité de Brugeilles et Cromer (2007) qui montrent l’influence du sexe de l’auteur.e dans les livres de jeunesse, la discussion interrogera le lien éventuel entre le sexe des auteur.e.s et la typologie des représentations sociales des filles et des femmes en situation de handicap.
Auteure : Nicole Pradalier (Laboratoire d'Etudes et de Recherches Appliquées aux Sciences Sociales)
3 - Comment peut-on être Toulousaine ?
La référence implicite aux Lettres Persanes de Montesquieu situe la réflexion sur le terrain des préjugés que confortent le discours de l’autorité et l’appareil formel des langues maîtresses. Une « toulousaine » est une maison typique de la ville de Toulouse, avec un patio à l’intérieur qui dessert plusieurs appartements. Une Toulousaine est une personne qui se dit « toulousaine », ou « toulousain » si c’est un homme. Nous venons de donner l’exemple d’un adjectif accordé avec un inanimé féminin sous-entendu (maison) et un animé féminin (personne). Les normes éducatives et journalistiques attribuant à l’accord masculin pluriel (et même selon l’académie, au masculin singulier) la « capacité d’inclure les deux genres », mais aussi les deux sexes, rend inaccessible tout un pan de l’information et rend confus ce qu’il en reste, autrement dit nous renvoie au silence de l’image et à sa violence. Nous avons les moyens de ne pas enfermer ni nous enfermer dans cette violence. Les « identités virtuelles normatives » sont pour nous les graphèmes (Nina Catach) suffixaux ou grammaticaux. Les « dispositifs » seront ici les logiciels de traitement de texte. En français le « genre commun » existe (ex : journaliste, architecte…), il reste à le mettre en valeur avec « l’accord commun » où coexistent les marques du masculin et du féminin. La création d’un logiciel qui l’intègre devient nécessaire, le « point d’altérité » comme marque de cet accord commun étant déjà présent dans les nouveaux téléphones.
Séance : Identités visuelles normatives prises au jeu des dispositifs - Séance 3
Animatrice : Rania Aoun 
Auteure : Marie-Claude Bourdon (UQAM)
1 - Sexe, amour et Internet: un sondage à l'UQAM
En février 2014, à l'occasion de la Saint-Valentin, l'équipe d'Actualités UQAM, la plateforme de nouvelles de l'Université du Québec à Montréal, a décidé de sonder ses lecteurs sur la transformation des rapports amoureux à l'ère d'Internet. Un sondage en ligne – sans prétention scientifique – comportant 14 questions a donc été soumis à la communauté universitaire (étudiants, professeurs, employés de soutien) afin d'explorer quelques aspects des relations amoureuses. Est-ce que les choses qui attirent chez l'autre, la façon de se rencontrer ou de faire les premières avances ont changé? Facebook est-il devenu un intermédiaire obligé des stratégies amoureuses? Que recherche-t-on surtout? Des relations d'un soir, «avec bénéfices» ou l'amour pour toujours? Et est-ce que les messages textes, en forçant le retour du rapport épistolaire, accentuent le caractère romantique des relations amoureuses? Ou est-ce que le rejet, répercuté dans les médias sociaux, est encore plus cruel? Plus de 400 personnes ont répondu au questionnaire, dont une majorité de femmes (68,2%) et de jeunes de 18 à 30 ans (69,4%). Les résultats du sondage ont été analysés par trois professeurs: Chiara Piazzesi, du département de sociologie, Marie-Aude Boislard-Pépin, du département de sexologie, et Frederick Philippe, du département de psychologie. Parmi ces résultats, il ressort entre autres une grande ambivalence par rapport aux nouvelles technologies de communication, vues à la fois comme un obstacle et comme un outil facilitateur à l'épanouissement des relations amoureuses. On remarque aussi la persistance de certains stéréotypes de genre dans la perception des rôles qui doivent être assumés dans les relations amoureuses, particulièrement chez les jeunes répondants.
Auteure : carmen diop (Université Paris 13 -EXPERICE)
2 - "DES FEMMES AFRICAINES SUR LE WEB : mise en scène du corps genré et assignation identitaire"
Les stéréotypes de la femme noire (Le Bihan, Pilgrim, 2002) l’altérisent comme une reproductrice (Scrinzi, 2008) cantonnée à la sphère domestique (Laufer, Silvera, 2009 ; Jeurissen, 2003, Zaidman, 2000, Varro, 2000), victime de la culture patriarcale. La visibilité des migrant-e-s repose sur la division public/ privé et l’injonction d’«intégration » renonçant aux modèles « traditionnels » (Sayad, 1999). Si la migration féminine permet une émancipation de genre, les migrantes solitaires, comme les trois jeunes femmes d’origine camerounaise analysées dans cette présentation, sont vues comme « déviantes ». Sur le web, elles jouent avec les assignations de genre racisées, entre désir de visibilité et postures attendues d’invisibilité. L’analyse de la (re)production des archétypes sociaux permet de dégager trois idéaux type (Weber) en lien avec une iconographie coloniale et post Indépendances.
Auteure : Miriam Ronca (Université de Genève (CH)/ Institut Ethique Histoire Humanités de Genève /Université Salerne (IT))
3 - La procréation sur le web 2.0. Régimes visuels entre masculin et féminin
Cette communication explore la rencontre entre la procréation médicalement assistée et les environnements hypermédiatiques, selon une perspective visuelle et intermédiale. A travers l'analyse des pages web de certaines structures cliniques italiennes, publiques et privées, on observera comment, dans la génération de la vie, au-delà du couple, émergent de nouveaux acteurs et de nouvelles médiations. En particulier, on examinera certaines questions liées à l'expansion de l’utilisation des sites web et des nouvelles technologies de reproduction, en identifiant soit les agents de promotion du secteur, soit les mécanismes de production de sens des nouveaux modes de générer la vie. Ce qu’on veut mettre en évidence est comment les portails web italiens des technologies de reproduction représentent, graphiquement et textuellement, le corps de la femme et de l’homme, désormais réduits à un ensemble d'organes sexuels et de parties mesurables. Lorsque le corps est fragmenté en organes, qu’est-ce qu’il arrive à l'identité de genre? Lorsque le corps est fragmenté en parties fonctionnelles et codes moléculaires, où se situe-t-il le sexe? Quelle est la relation entre les parties du corps reconstruites et l'identité de genre ? Ces interrogations permettent de questionner l'automatisation, la standardisation et l'impact de la procédure médicale des portails web sur l'identité des patients. Enfin, on montrera comment l'automatisation du diagnostic, produite à l'aide de la standardisation des images, transforme la procréation médicalement assistée à un cas clair et extrême de reproduction convertie en production, où les intimes expériences humaines liés à la procréation sont redéfinies en terme de relations économiques.