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Titre : Savoirs sexuels en mouvements : Sur les effets théoriques des pratiques de résistance - Séance 2 - Mouvements féministes et LGBTQI : savoirs sexuels en pratiques
Résumé : -

Auteure : Lucas Monteil (LEGS / Université de Paris VIII)
1 - Positions de pouvoir et positions savantes dans l'espace chinois de la cause homosexuelle
Le mouvement homosexuel, ou "tongzhi" ("camarade"), s'est progressivement développé en Chine continentale depuis la seconde moitié de la décennie 1990. Il représente aujourd'hui un espace diversifé, impliquant différents groupes gays, lesbiens, queer ou féministes, traversé par des luttes pour la définition de ses fondements, buts, et ressources légitimes. Basée sur des éléments issus d'une enquête multisituée auprès de différents groupes activistes depuis plusieurs années, cette présentation tâchera d'illustrer, à travers quelques cas issus de controverses récentes, les relations à l'oeuvre entre positions et prises de positions dans l'espace chinois de la cause homosexuelle, dans un contexte discursif national en constante évolution. Ce faisant il s'agit d'étudier, de façon imbriquée, tant les ancrages sociaux que les effets discursifs (et subjectifs) des pratiques activistes engageant la cause homosexuelle en République Populaire de Chine.
Auteure : Natacha Chetcuti-Osorovitz (GTM/CRESPPA)
Le-s co-auteure-s : Gabriel Girard (Université de Montréal)
2 - La construction d’une sexualité minoritaire : genre, classe et homosexualité chez de jeunes gays et lesbiennes
Les recherches contemporaines sur l’homosexualité ont connu un essor et une diversification au cours des trente dernières années en France. Pourtant, les enjeux des trajectoires et des identités gaies et lesbiennes restent majoritairement étudiés isolément. S’appuyant sur deux corpus d’entretiens biographiques recueillis auprès d’hommes et de femmes homosexuelles à la fin des années 2000, cette communication propose une analyse de la construction des subjectivités minoritaires. Les interviewé-e-s, âgé-e-s de 17 à 35 ans, ont en commun d’avoir découvert leurs attirances pour le même sexe dans un contexte où la reconnaissance sociale de l’homosexualité s’accroît. Il s’agit cependant d’envisager comment la contrainte à la norme hétérosexuelle continue à produire des modes d’identification différenciés. Dans le même mouvement, en analysant l’articulation des rapports sociaux de classe et de genre, l’objet est d’envisager les variations sociales de la manière d’être gay ou lesbienne dans la France contemporaine. La communication se concentre particulièrement sur les premières années de la découverte de l’homosexualité, les implications en terme de définition de soi, et la manière dont ces hommes et ces femmes font le choix (ou pas) de dévoiler leur orientation sexuelle à leur entourage familial.
Auteure : JOSSELIN TRICOU (université paris 8)
3 - Ce que la mobilisation contre le mariage des personnes de même sexe en france veut dire aux féminismes
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