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Titre : Recherche partenariale féministe : une « autre » épistémologie - Séance 4
Résumé : suivi de Carole Lévesque, Institut national de la recherche scientifique - Urbanisation, Culture et Société, Québec Discussion sur les tensions entre science et militantisme

Auteure : Majo Hansotte (DELFI ASBL)
1 - Intégrer quels résultats ? Pourquoi ?
Nous proposons un regard croisé belgo-québécois sur diverses tensions entre science et militance et une discussion sur diverses avenues visant à lever les obstacles créés par celles-ci. La présente communication s’appuie notamment sur la recherche-action pilotée par Majo Hansotte de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Belgique), menée en partenariat avec des chercheures universitaires et diverses organisations d’alphabétisation et d’apprentissage du français, accueillant des femmes migrantes. L’approche, qui sera expliquée, valorise les récits d'injustices vécues, à travers une démarche collective de potentialisation narrative, portée par les apprenantes, les amenant à passer du subir à l’agir. Or ce projet a été le théâtre de nombreuses tensions essentiellement provoquées par les finalités divergentes des divers partenaires. La résultante de ces tensions : les femmes migrantes narratrices sont confrontées à un double verrou, celui de leur communauté et celui des partenaires scientifiques. Jugée peu prioritaire la voix de ces femmes exprimant la domination patriarco-culturelle et religieuse subie est restée sans échos et sans action. Dans cette illustration, plusieurs écueils ont entravé le processus de recherche-action et de collaboration entre les partenaires, notamment des intérêts opposés quant à l’utilisation des résultats. Comment départager les enjeux scientifiques de ceux idéologiques, politiques ou encore éthiques qui ont marqué cette collaboration ? Comment prévenir de telles situations ? Quelles conditions ou principes méthodologiques sont à développer pour permettre une véritable inter fécondation entre différents milieux.